CYCLE BEETHOVEN
BEETHOVEN, LE VISIONNAIRE
CONCERT SYMPHONIQUE
Saturday
10
+
Sunday
11
Apr
Concerto pour violon, op. 61
Symphonie n° 7, op. 92
Symphonie n° 7, op. 92
Violon | Eduard Steude
Orchestre Région Centre-Val de Loire/Tours
Direction musicale | Črt Lasbaher
Orchestre Région Centre-Val de Loire/Tours
Direction musicale | Črt Lasbaher
Un concert qui va vous faire entendre Beethoven comme vous ne l’avez jamais entendu.
Certaines oeuvres semblent écrites pour un temps qui n’est pas encore venu. À Vienne, au début du XIXe siècle, le public reste attaché à l’équilibre classique. C’est dans ce contexte que Beethoven fait entendre deux oeuvres déroutantes : le Concerto pour violon et la Symphonie n°7. Mal reçues à leur création, jugées trop longues, trop denses, trop libres, elles ouvrent pourtant la voie vers le romantisme. Le concerto élargit la forme : le violon n’y est plus virtuose mais voix chantante fusionnée à l’orchestre. Certains y ont vu un écho intime, peut-être lié à Thérèse de Brunswick, amante du compositeur. La Septième Symphonie frappe au contraire par sa puissance rythmique. Même le célèbre Allegretto impose une marche hypnotique où le rythme devient matière première. Dans ces deux oeuvres, Beethoven fait éclater les cadres : le concerto devient symphonique, la symphonie devient pure énergie. L’orchestre devient organisme vivant, le soliste une voix intérieure. Ce que son époque entend comme excès, le romantisme y reconnaîtra bientôt son origine.
Beethoven ne compose pas pour son époque, mais pour les générations futures.
Certaines oeuvres semblent écrites pour un temps qui n’est pas encore venu. À Vienne, au début du XIXe siècle, le public reste attaché à l’équilibre classique. C’est dans ce contexte que Beethoven fait entendre deux oeuvres déroutantes : le Concerto pour violon et la Symphonie n°7. Mal reçues à leur création, jugées trop longues, trop denses, trop libres, elles ouvrent pourtant la voie vers le romantisme. Le concerto élargit la forme : le violon n’y est plus virtuose mais voix chantante fusionnée à l’orchestre. Certains y ont vu un écho intime, peut-être lié à Thérèse de Brunswick, amante du compositeur. La Septième Symphonie frappe au contraire par sa puissance rythmique. Même le célèbre Allegretto impose une marche hypnotique où le rythme devient matière première. Dans ces deux oeuvres, Beethoven fait éclater les cadres : le concerto devient symphonique, la symphonie devient pure énergie. L’orchestre devient organisme vivant, le soliste une voix intérieure. Ce que son époque entend comme excès, le romantisme y reconnaîtra bientôt son origine.
Beethoven ne compose pas pour son époque, mais pour les générations futures.